vendredi, juin 30, 2006

Contractions...

Série Voigtland
Le Genêt

160 x 160

L' idée directrice de Voigtland est d'organiser une relation entre les images, hétérogènes en apparence. Cette relation, ce dialogue, cet enchaînement ne procède pas tant de l'unité thématique d'un sujet sur laquelle le "métier" photographique s'applique avec rigueur et méthode. Il s'agit plutôt de prendre le risque d'une fragilité du sens, qui ne repose, à bien y regarder, que sur des points d'appui ténus... et sur la volonté du spectateur de se plier au jeu.

Fragile donc, cette image qui, à peine née, souffre déjà des malformations générées par l'obsolescence de l'appareil. Ce vieux Voigtlander dévolu à la photo de famille dans les années 50 qui se retrouve dans un tiroir. Ressuscité justement pour les qualités de ses défauts, ce flou aléatoire qui plonge le sujet de l'image dans une espace double et contradictoire. Et cette faculté à laisser la couleur envahir le visible. Incertaines, ces associations de paysages, d'objets, de lieux divers de tous pays... un Volapük photographique?

Série Voigtland
Le Trio
160 x 160

1 commentaire:

vigouroux a dit…

"Contraction", saturation du signe : tu en avais déjà si bien parlé à l'occasion de la table ronde de "Foto Povera" 3 en janv. dernier...
Voigtland est un univers où je me sens bien, car il est toujours à la limite de ; dans les marges des codes, des conventions.